lundi 24 février 2025

Fiabilité, pérennité

Fiabilité

1) La fiabilité des ensembles matériels et logiciels se définit comme la conformité aux spécifications des résultats de leur utilisation sur la durée.

Les spécifications peuvent être de fournir des résultats pertinents. La pertinence n’est évidemment pas facile à définir et à contrôler de façon objective.

La fiabilité concerne également le stockage des informations. 

Elle est parfois associée à d’autres critères. La fiabilité des systèmes temps réel, par exemple, dépend à la fois de leur délai de réponse et de la conformité du résultat fourni.

La fiabilité des ensembles matériels et logiciels en fonctionnement dépend à la fois de leurs caractéristiques intrinsèques et de celles de leur exploitation.

La fiabilité des informations numériques stockées ou fournies relève d’abord de celle des informations introduites (principe GIGO). Elle relève ensuite de la fiabilité, de la sécurité du fonctionnement des ensembles matériels et logiciels : exactitude, fidélité de la numérisation, préservation de l’intégrité… 

2) Des niveaux attendus de fiabilité sont susceptibles d’être définis.

Le niveau demandé peut être de 100 %. Il n’est jamais certain qu’il soit respecté strictement. Dans certain de cas, il est demandé que, par exemple, le taux de succès dépasse une valeur minimale.

Il est possible d’exprimer le niveau de fiabilité en nombre maximum de non-conformités identifiées par période, en distinguant les anomalies majeures, mineures, bloquantes. Les non-conformités graves ne sont habituellement pas admises.

Les choix des niveaux de fiabilité sont effectués en fonction de l'impact des non-conformités sur l'efficacité, les coûts, la sécurité, la sûreté d'utilisation, la réputation de l’entreprise. Ils doivent être plus élevés que la moyenne pour les non-conformités susceptibles de constituer des dangers, d'occasionner des pertes financières importantes. Les non-conformités ne doivent pas provoquer de réactions de rejet par les utilisateurs.

De hauts niveaux de fiabilité sont définis par exemple pour :

– les équipements dont l'utilisation présente des risques pour les personnes (moyens de transport, prothèses électroniques...) ; des contrôles externes sont parfois prévus par la réglementation des pays où ces produits sont diffusés ;

– les SI collectifs, les réseaux de télécommunications, dont les dysfonctionnements ont un impact sur un nombre d'utilisateurs pouvant être considérable.

Dans le cas des services de télécommunication, les opérateurs définissent en général des niveaux de fidélité de la transmission des informations, des taux maximaux d’appels perdus (limite généralement admise pour la téléphonie : 1/100). Les pertes en ligne, la dégradation des informations émises, la création d’informations parasites doivent être minimales. Les protocoles définis sont à respecter.

Des niveaux de protection contre les atteintes techniques à l'intégrité des informations numériques stockées sont à définir. 

3) Les niveaux de fiabilité sont contrôlables, avant la mise en fonctionnement et après.

Des contrôles de fiabilité sont réalisables avant mise en fonctionnement, dans le cadre des activités d’ingénierie, de maintenance, de fabrication. Il est impossible de tester tous les cas possibles d’utilisation des ensembles matériels et logiciels.

Des contrôles sont réalisables pendant le fonctionnement. On compte les non-conformités constatées. Elles ne le sont pas toutes, et elles ne sont pas toujours signalées.

4) Des fonctions de contrôle sont susceptibles de contribuer à la fiabilité des informations : contrôles à l’entrée, lors de la reprise des données, contrôles de cohérence des bases de données… Des contrôles automatiques des résultats fournis sont réalisables.

Des solutions de secours sont à prévoir s’il y a lieu en cas d'atteinte à l’intégrité du stockage des informations.

Pérennité

Il est souhaitable que les ensembles matériels et logiciels, les dispositifs de réalisation des activités numériques aient une durée d’utilisation au minimum en rapport avec les investissements réalisés.

La pérennité des SI est la résultante de celle de leurs éléments constitutifs. Pour les logiciels standard installés, éviter l’obsolescence technique nécessite que leur éditeur livre les versions nécessaires d’adaptation aux nouvelles versions des protocoles, à la sécurité, maintienne la compatibilité ascendante.

La fiabilité, la disponibilité des ensembles matériels et logiciels doivent être suffisamment pérennes. Ceci implique la mise en place d’un dispositif de maintenance/évolution, d’exploitation qui le soit, et le choix de fournisseurs, de technologies pérennes, pour lesquelles il est possible de trouver sur la durée des compétences sur le marché.

Le renouvellement des dispositifs de réalisation des activités numériques est à prévoir à moyen terme, notamment dans le cas des équipes dont les compétences techniques sont devenues peu répandues sur le marché (par exemple les développeurs Cobol).

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